Ovis Ariès

Illustration d’un scénario que je devais inventer et dont une des principales particularités était de devoir mettre en scène des animaux.

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C’est en croisant à plusieurs reprises des troupeaux de moutons lors d’une randonnée autour du Mont Blanc que l’idée m’est venue. Une amie traductrice, Pauline FORESTIER, , m’a alors aidé à le rédiger.

Souhaitant donner un ton humoristique et sarcastique à mon histoire, j’ai utilisé un style caricatural. L’utilisation de la couleur m’a permis d’appuyer cette approche, de mettre en avant l’élément perturbateur de mon récit et le passage de la situation initiale aux péripéties. Le cerné noir a été utilisé afin de bien détacher les personnages du décor, tout en rappelant l’esprit graphique de certaines bandes dessinées.

 Voici le récit:

L’Ovis Aries, plus connu sous le nom de « mouton », est un mammifère appartenant aux bovidés et plus précisément à la sous-espèce des Caprinés. Cette espèce s’était surtout développée en milieu rural où l’herbe, indispensable à leur évolution, s’y trouvait en abondance.

Ne se souciant guère de la révolution industrielle et des avancées technologiques de l’ère moderne, ils n’en furent pas moins les victimes.
Les grandes quantités de gaz émises par les milieux urbains, dues à la combustion massive de matière carbonée fossile, eurent de nombreuses conséquences écologiques notamment sur le climat.

L’Ovis Aries vit la température de son domaine d’habitation baisser à outrance. Si son épais manteau de laine, dont l’avait gracieusement doté la nature, lui permit de survivre, la verdure qu’il consommait sans modération se vit recouvrir d’une épaisse couche de neige rendant toute exploitation et usage impossible !

Impuissants face à ce cataclysme, les moutons étaient voués à un avenir incertain… Nous avions alors expéditivement considéré l’Ovis Aries (mammifère appartenant aux bovidés et plus précisément à la sous-espèce des Caprinés) comme une espèce en voie d’extinction.

Il fut alors surprenant de voir que la population canine, dont la majorité avait fui les grands espaces verts pour le confort que semblait proposer la vie en agglomération, manifesta un grand intérêt pour ce constat alarmant. Afin de porter secours à l’espèce en détresse, les canidés leur proposèrent un accord : de la verdure sera procurée en échange de la précieuse laine.

De nature arriérée, les moutons vendirent leurs corps sans s’interroger sur la provenance du produit troqué, tout en se contentant de sa médiocre qualité. Aveuglés par l’euphorie de pouvoir à nouveau consommer l’herbe tant regrettée, ils ne virent pas la farce…

En effet, désormais vulnérables au froid, c’est ce dernier qui eut raison d’eux. Loin d’être attristés par la disparition de leurs collaborateurs, les initiateurs de cet accord sournois profitèrent quant à eux de la situation pour festoyer autour d’un généreux banquet !

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