Sérigraphie

Sérigraphie faite maison d’une de mes images (merci à Olivier et Matthieu pour le coup de main).  Bichromie imprimée à 60 exemplaires numérotées et signées (37 cm x 67 cm ) .

Si vous êtes intéressé pour en acheter une, contactez moi ! Je vend 10€ l’exemplaire.

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Si vous n’y connaissez rien à la sérigraphie où que vous souhaitez vous essayer à cette technique d’impression, voici un petit tuto rédigé par mes soin ;-)

La sérigraphie est une technique d’impression basée sur un principe de pochoir qui permet d’imprimer des images sur du papier ou du textile.
Son procédé consiste à faire passer de l’encre au travers d’un écran constitué d’une toile en nylon tendue sur un cadre. La toile est obturée à l’aide d’un enduit sur les zones qui ne seront pas imprimées.

La sérigraphie permet d’obtenir des impressions de grande qualité avec des aplats et des couleurs que l’impression offset en quadrichromie (CMJN) ne permet pas. Néanmoins, le temps de réalisation que la sérigraphie demande fait d’elle une technique principalement adaptée à de petits ou moyens tirages.

Préparation sur Photoshop

Il faut séparer chacune des couleurs constituant l’image sur un calque spécifique et les passer alors en noir. On obtient ainsi les « typons » de l’image.

tutoriel-serigraphie-typon

Il est également important de prendre le soin de placer des « traits de coupe » sur les différents calques afin d’avoir des repères pour massicoter l’image au bon format une fois celle-ci imprimée.
Les différentes couleurs étant sérigraphiées les unes après les autres, il est aussi très utile de placer des hirondelles (repères) sur le format d’impression afin de faciliter leur bonne superposition.

Pour finir, on enregistre sur différents fichiers PDF chacun des calques correspondant aux couleurs utilisées sur l’image.

Impression des typons

On imprime ensuite (en noir) les différents typons sur des feuilles parfaitement transparentes appelées rhodoïds. Il est préférable d’utiliser une imprimante jet d’encre pour obtenir un noir d’une densité optimale. Le rhodoïd étant très couteux, on peut également imprimer les typons sur du papier calque.

Induction des écrans

Il faut d’abord bien nettoyer la toile en nylon à l’aide d’un dégraissant.
En effet, il faut s’assurer qu’il n’y est pas de taches de graisse (trace de doigt notamment) qui empêcheraient une bonne adhérence de l’enduit.
Une fois que la toile est bien sèche, on la recouvre alors de chaque côté d’une photoémulsion.

Pour ce faire, il faut d’abord placer l’écran à la verticale. On utilise ensuite une raclette en forme de gouttière dans laquelle on verse une quantité suffisante de photoémulsion. On plaque alors la raclette sur le bas de l’écran puis on l’incline pour que l’enduit entre en contact avec le nylon. On remonte alors la raclette afin de recouvrir la toile.

Pour finir, on laisse l’écran sécher (environ 12 h) dans un endroit à l’abri de la lumière pour ne pas cuire la photoémulsion.

tutoriel-serigraphie-ecran

Insolation des écrans

Une fois que l’enduit dont a été recouvert l’écran a séché, on transfert sur ce dernier l’image à imprimer.
Il faut pour cela fixer le typon entre l’écran et la source de rayonnement ultraviolet. L’enduit va alors cuire excepté sur la zone protégée par l’impression en noir présente sur le typon.
Il est important d’ajuster la durée d’exposition aux UV afin que l’enduit soit suffisamment cuit sur les différentes zones.

Dépouillement

Dès la fin de l’exposition, il faut retirer le typon puis rincer l’écran au jet d’eau ce qui élimine l’enduit non cuit.
La préparation de l’écran est terminée : la toile est recouverte d’enduit excepté sur les zones que l’on souhaite imprimer.

tutoriel-serigraphie-depouillement

Préparation des encres

À l’aide de nuanciers, on effectue un mélange de différentes encres pour obtenir la couleur désirée.
L’encre fonce en séchant ; il faut donc faire des tests pour s’assurer de sa teinte. Comme les types de papiers absorbent de manière différente l’encre, ces tests de couleurs doivent être effectués sur le même papier que celui qui sera utilisé lors de l’impression.

Impression

Pour imprimer, il faut d’abord fixer l’écran sur un support qui permet de le faire descendre ou monter pour retirer et remplacer le papier.
Le papier est placé sur une table aspirante qui l’empêche de bouger lors de l’impression.
De petites cales en plastique fixées sur la table permettent de positionner le papier. À ce stade, il faut s’assurer de la bonne superposition de l’écran et du papier surtout s’il ne s’agit pas du premier passage d’encre.

L’encre est déposée sur l’écran alors qu’il est relevé. À l’aide d’une racle dont la largeur est adaptée à la taille de l’image, on étale l’encre sur la toile de nylon pour la « saturer ».

Vient enfin l’impression à proprement parlé.
On abaisse alors le cadre sur le papier puis on étale une nouvelle fois l’encre sur la toile de nylon. La peinture passe alors au travers des mailles non bouchées de la toile pour venir se déposer sur le papier.
Après avoir relevé le cadre, l’image est mise à sécher dans une claie.

Ces opérations sont réitérées pour l’impression de chacune des couleurs qui composent l’image.

Dégravage

Une fois l’image imprimée au nombre d’exemplaires désirés, il faut dégraver chacun des cadres afin de pouvoir les réutiliser pour d’autres impressions.

L’écran est d’abord rincé avec de l’eau pour le nettoyer du restant d’encre. On applique ensuite à l’aide d’une brosse ou d’une éponge, un produit de dégravage sur les deux côtés de l’écran.

Après avoir laissé le produit corrosif agir quelques minutes, il faut rincer à nouveau la toile de nylon, mais cette fois-ci avec un nettoyer hauteur pression.

L’écran dégagé de toute trace d’enduit peut alors être réutilisé. Cette étape de dégravage doit être effectuée consciencieusement et répétée si besoin est pour bien retirer la photoémulsion. Il faut en effet éviter de laisser des petits morceaux d’enduit dans le cadre, cela pourrait être gênant lors d’une prochaine impression (point blanc au milieu d’un aplat).

Massicot

Une fois les images imprimées bien sèches (environ 1 h), il faut les découper (massicoter) pour obtenir leur format définitif.
On utilise à cet effet un massicot, machine offrant la possibilité de couper de grosses épaisseurs de papier.
Il faut être très vigilant lors de cette étape. Les images étant recoupées par grand nombre en une fois, une erreur de coupe peut en faire perdre rapidement une importante quantité.

 

 

 

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3 Responses to Sérigraphie

  1. Géraldine Guillaume 3 septembre 2017 at 15 h 07 min #

    Bonjour, je suis intéressée pour vous acheter une sérigraphie. Les vendez-vous toujours ? Merci pour votre retour, belle journée, Géraldine

    • Tristan 13 septembre 2017 at 8 h 00 min #

      Bonjour Géraldine.
      Oui, il me reste toujours des exemplaires de cette sérigraphie. Je peux t’en envoyer un exemplaire par la poste (les frais de port sont assez élevés pour ce genre d’envoi) ou te la remettre en main propre si tu habite vers Lyon.

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